Alors s’il y a bien un défi que j’ai du mal à relever c’est celui d’entrer dans une salle de sport. Or, cela devient vraiment indispensable, oui indispensable.

Un petit point s’impose sur ma modeste carrière sportive :

Je pratique le sport depuis l’âge de 6 ans. Mes parents m’ont tout d’abord imaginés danseuse étoile mais l’essai ne fut pas concluant. Moi qui avais l’habitude de jouer à la guerrière avec mes amis, je ne comprenais pas pourquoi il fallait que je m’affuble d’un tutu (aussi noble soit ce sport) et que je passe plus d’une heure à me tenir droite tout en devant être capable de me tordre dans tous les sens. Et puis soyons honnête, j’avais plus l’allure d’une mini catcheuse que d’un petit rat d’opéra.

J’ai ensuite rejoins mon frère au karaté et ai adoré les valeurs de ce sport, mais je passais plus de temps à surveiller ses adversaires qu’à réellement dépenser mon énergie. Je couplais cette activité avec la natation. Et des cours de natation dispensés par des militaires (et oui merci papa) j’aime autant dire que ça devait filer droit, enfin nager droit. Et au travers de cette expérience je suis rapidement devenue une championne des excuses en tout genre pour rester cachée sur les bancs et devenir au fil des mois la parfaite petite assistante coach.

À 8 ans, j’ai enfin trouvé ma voie et n’ai pas quitté la piste d’athlétisme avant le début de cette année 2017. D’abord entrainée par le Directeur Technique National de l’équipe de France de l’époque, je ne pouvais pas espérer meilleure entrée en matière. J’ai ensuite été chouchoutée par un coach incroyable qui m’a donné le goût du dépassement de soi et aussi et surtout de la discipline. J’ai eu la chance de courir avec de très belles personnes et grands sportifs et cela dans plusieurs groupes,  entre le sud est et le sud ouest de la France.

Arrivée le 1er janvier en Bretagne, j’avoue que je n’ai pas pu m’adapter au climat…peu accueillant.

2 semaines seulement après mon emménagement, je tentais courageusement une séance de demi-fond. Et c’est après 45 minutes d’effort dans cette humidité pénétrante, que je suis rentrée chez moi, frustrée et déboussolée.

Et puis la compétition ça use à force et aujourd’hui j’ai totalement perdu l’esprit de compétition et l’envie de me faire du mal pendant les séances. C’est à partir de ce moment là que j’ai su qu’il fallait trouver une alternative, car je suis et reste une sportive hyperactive !

Et la salle de sport m’est apparue comme cette alternative tant espérée, bien que redoutée…

En effet, j’ai beaucoup de mal à sauter le pas. Extrêmement pudique dans l’effort, je n’aime pas que l’on s’occupe de moi, que l’on suive ma progression, que l’on se préoccupe de mon évolution. Or, assurer un accompagnement sur mesure est le leitmotiv des coachs sportifs. Je suis donc partagée entre l’envie et même le besoin de pratiquer une activité sportive pendant mes pauses déjeuner et la peur de me sentir mal à l’aise et pas vraiment à ma place.

Mais cette peur ne doit pas m’empêcher de pouvoir me défouler alors…que le défi commence !

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